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avril 2009
Invitation au meeting du 29 avril au Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg, à 19h00
Venez à la rencontre de Martine AUBRY, Première Secrétaire du Parti Socialiste, et de Catherine TRAUTMANN, tête de liste pour le grand-est aux prochaines élections européennes, qui se tiendront le dimanche 6 juin prochain.
Rendez-vous au Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg le mercredi 29 avril à 19h00 !
Venez à la rencontre des militants socialistes à Saverne, samedi 25 avril, de 10h00 à 12h00, dans la Grand’Rue
Les militants socialistes de la section locale de Saverne distribueront des tracts décrivant les propositions du plan de relance du Parti Socialiste, ainsi que ceux concernant les prochaines élections européennes du mois de juin, présentant notamment la liste socialiste du grand-est, ainsi que le projet du Parti Socialiste Européen.
Une pétition sera également proposée, afin d’obtenir l’abrogation de la loi sur le paquet fiscal.
Venez nombreux à notre recontre !
Article paru dans les Dernières Nouvelles d’Alsace, suite à la journée de Catherine Trautmann dans les arrondissements de Molsheim et de Saverne
Saverne Région de Saverne / Catherine Trautmann, députée européenne
La possibilité d’une Europe sociale
Hé oui, encore des élections ! Cette fois, elles sont européennes et se dérouleront en France les 6 et 7 juin prochain. En campagne hier dans le secteur, la députée socialiste européenne Catherine Trautmann est venue parler de la possibilité de « changer la politique européenne » en y intégrant le volet social, dans le contexte de la crise mondiale.
C’est clair, l’Europe et le progrès social sont des notions qui ne sont pas forcément liées dans l’esprit des citoyens français. Historiquement tournée vers le libre échange, l’Union européenne pourrait pourtant, à entendre la députée Catherine Trautmann, accepter le « progrès social ».
Pour sa première journée de campagne dans le département en prévision des élections européennes, elle a rencontré, en compagnie de sa colistière Natacha Paris, des viticulteurs à Bergbieten (lire encadré), des producteurs laitiers et des jeunes agriculteurs à Jetterswiller, des élus des cantons de Wasselonne, Marmoutier, Saverne et Bouxwiller à Marmoutier, le personnel du pôle emploi à Saverne, des représentants syndicaux à l’union locale de Saverne et la population à Bouxwiller lors d’une réunion publique. Tout cela dans la seule journée d’hier.
Plans de relance : « L’Europe n’a pas montré sa capacité à se rassembler »
Petit point presse au pôle emploi, en milieu de journée. Catherine Trautmann discute ardemment. Son équipe la presse : elle doit être à l’heure à tous ses rendez-vous. Avec un sourire, elle se plie de bonne grâce aux contraintes horaires. Et se prête à l’exercice de l’interview, auquel elle est visiblement rompue après toutes ces années d’expérience municipale, nationale et européenne.
« Est-ce que l’Europe est utile dans cette crise ? Qu’est-ce qu’elle propose ? » Les questions que pose d’emblée la députée européenne collent forcément à l’actualité. Selon elle, en ces temps où l’on parle de plans de relance, « l’Europe n’a pas montré sa capacité à se rassembler ». La faute « aux gouvernements, dont le nôtre ».
De manière générale, elle explique que « si les États membres sont concurrents, on ne peut pas mettre en place des standards communs » : « Il faut une cohabitation positive et non pas compétitive entre les hommes ». Bien sûr, pour l’instant, « la monnaie unique nous a protégés, mais ça ne suffit pas ». Sa solution : « L’Europe sociale doit prendre la suite ». Concrètement, il s’agit de « passer à l’étape des droits sociaux pour éviter le dumping social et les délocalisations », en favorisant la « sécurité sociale et professionnelle », en réglementant le temps de travail et en permettant l’instauration d’un « salaire minimum dans chaque pays, en fonction de la moyenne des salaires payés dans ces pays ». C’est ce qu’elle appelle le « pacte de progrès social », mots clefs de sa campagne européenne.
« Produire du droit, mais aussi de l’activité et de la solidarité »
Et la question de l’élargissement de l’Europe ? « Pour le moment, il faut stabiliser l’Europe et la consolider. » Rappelant qu’elle a « toujours été favorable à ce que la Turquie soit intégrée à l’Europe », elle indique toutefois que « tant qu’elle n’applique pas les droits et libertés fondamentaux, ce n’est pas possible ». Tout en précisant : « Je suis contre le fait qu’on utilise l’élargissement pour faire peur aux gens ».
Celle qui a été maire de Strasbourg et ministre de la Culture sous Jospin parle aussi du manque de reconnaissance des députés européens. Pourtant, elle présente à nouveau sa candidature au parlement de Strasbourg, arguant que « 72% des textes votés à l’Assemblée nationale proviennent de l’Union européenne » : « Je préfère être à la source » des décisions politiques, assure-t-elle.
Catherine Trautmann souligne également que, parmi les trois institutions européennes (*), le parlement européen est le lieu privilégié où se forme « une conception de l’intérêt commun des Européens », dans un contexte mondial « où les États sont repliés sur eux-mêmes ». Et justement, selon elle, c’est dans ce contexte de crise économique que l’Europe doit « produire du droit, mais aussi de l’activité et de la solidarité ».
Reste à savoir si ces arguments inciteront les citoyens non seulement à voter pour elle, mais simplement à voter tout court. Ce sera encore une fois la grande question de ces élections.
Emmanuel Viau
(*) Le conseil européen, la commission européenne et le parlement européen
Reine des vins à Bergbieten
« Il faut retrouver une forme d’agriculture fondée sur le respect des sols, la traçabilité, l’environnement ». Dans le petit salon de dégustation de Roland Schmitt à Bergbieten, invitée par un petit groupe de viticulteurs de la région de Molsheim, Catherine Trautmann, débat, discute, échange, élargit l’horizon. Autour de la table, les questions s’enchaînent : la réforme des AOC, la PAC. La tête de liste PS en demande la refonte parce que l’on « a trop longtemps laissé la situation en l’état au profit de certains ». Et la candidate de lister les préoccupation qui doivent présider à cette réforme : la sécurité alimentaire, l’affectation des aides, « des dispositifs plus équitables vis à vis des différentes types d’exploitations »…
Jeune viticulteur Bruno Schmitt s’inquiète de voir « une profession autrefois très valorisée (…), désormais portée « au rang de vendeur de produits nocifs ». Catherine Trautmann embraye sur la nécessaire distinction à faire entre la question viticole et celle des addictions. Le vin cancérigène ? L’élue s’élève contre les accusations à l’emporte-pièce et demande qu’on en revienne à un « débat scientifique avec des expertises fiables ».
« Un jeune qui sort de l’école n’a pas intérêt à se lancer dans le bio » lance Jean-Jacques Muller, de Traenheim. Manque de formation, manque de d’investissement dans la recherche. Du coup pour palier le déficit de produits bio en Alsace on importe « d’Allemagne, des pays de l’Est et même de Chine ». La discussion se poursuit, l’entourage de Catherine Trautmann lui rappelle la suite du programme. Un petit vendange tardive. Il est plus que l’heure de partir. Direction Itterswiller où l’on doit parler… de lait.
Hervé Miclo
Édition du Sam 4 avril 2009





